Un autre récit très-caractéristique, c'est celui de la première représentation de l'opéra de Richard Wagner, rue Le Peletier.

«Un dernier ennui, mais colossal, a été Tannhaüser. Les uns disent que la représentation à Paris a été une des conventions secrètes du traité de Villafranca; d'autres, qu'on nous a envoyé Wagner pour nous forcer d'admirer H. Berlioz. Le fait est que c'est prodigieux. Il me semble que je pourrais écrire demain quelque chose de semblable, en m'inspirant de mon chat marchant sur le clavier d'un piano. La salle était très-curieuse. La princesse de Metternich se donnait un mouvement terrible pour faire semblant de comprendre et pour faire commencer les applaudissements qui n'arrivaient pas. Tout le monde bâillait; mais, d'abord, tout le monde voulait avoir l'air de comprendre cette énigme sans mot. On disait, sous la loge de Mme de Metternich, que les Autrichiens prenaient la revanche de Solférino. On a dit encore qu'on s'ennuie aux récitatifs et qu'on se tanne aux airs.»--Un des plus illustres de l'Académie française se fendant d'un calembourg.--Allons, je n'irai pas plus loin.

Philibert Audebrand.

Le Général de Colomb, substitut. Le Général Pourcet, Commissaire du Gouvernement.
PROCÈS DU MARÉCHAL BAZAINE.--L'ACCUSATION.

Maréchal Bazaine. Me Lachaud. Me Lachaud fils.
PROCÈS DU MARÉCHAL BAZAINE.-LA DÉFENSE.

LA SOEUR PERDUE

Une histoire du Gran Chaco

(Suite)