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REDACTION, ADMINISTRATION, BUREAUX D'ABONNEMENTS 22, rue de Verneuil, Paris. |
31e Année. VOL. LXII. Nº 1608 SAMEDI 20 DÉCEMBRE 1873 |
SUCCURSALE POUR LA VENTE AU DÉTAIL 60, rue de Richelieu, Paris |
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Prix du numéro: 75 centimes La collection mensuelle, 3 fr; le vol. semestriel, broché, 18 fr.; relié et doré sur tranches, 28 fr. |
Abonnements Paris et départements: 3 mois, 9 fr.;--6 mois, 18 fr.; un an, 36 fr.; Étranger, le port en sus. |
Les demandes d'abonnements doivent être accompagnées d'un mandat-poste
ou dune valeur à vue sur Paris à l'ordre de M. Auguste Marc, directeur-gérant.
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SOMMAIRE TEXTE Histoire de la semaine, Courrier de Paris, par M. Philibert Audebrand. P. Blanchard. La Sœur perdue, une histoire du Gran Chaco (suite), par M. Mayne Reid. Un voyage en Espagne pendant l'insurrection (fin). La veille du 1er janvier. Nos gravures: Procès du maréchal Bazaine, le dénoûment. Violettes. La bourse aux timbres-poste. Auguste de la Rive. L'Histoire de France, de M. Guizot. Les exécutions de Santiago. Bibliographie: Les Merveilles de l'industrie, par Louis Figuier. |
SOMMAIRE GRAVURES Procès du maréchal Bazaine: Mme Bazaine en prière dans la chapelle de Trianon, au moment du prononcé du jugement; Lecture de l'arrêt au condamné; La délibération du conseil de guerre avant le prononcé du jugement. P. Blanchard. Événements de Cuba: exécution de l'équipage du Virginius, à Santiago de Cuba; Les cadavres foulés aux pieds des chevaux, après l'exécution. M. de la Rive. Types et physionomies de Paris: la petite bourse des timbres-poste aux Champs-Elysées. L'Histoire de France, de M. Guizot (6 gravures). Les Merveilles de l'industrie, par M. L. Figuier (4 gravures). Rébus. |
PROCÈS DU MARÉCHAL BAZAINE. Mme BAZAINE EN PRIÈRE DANS LA CHAPELLE DE TRIANON, AU MOMENT DU PRONONCÉ DU JUGEMENT.
HISTOIRE DE LA SEMAINE
FRANCE
Le mémorable procès dont la France entière suivait avec un si poignant intérêt les péripéties depuis près de trois mois est enfin arrivé à son terme: le sort du maréchal Bazaine est décidé. A l'unanimité sur toutes les questions, le conseil de guerre siégeant à Trianon a condamné l'ex-commandant de l'armée de Metz à la peine de mort et à la dégradation militaire. Le maréchal a refusé de se pourvoir en révision, mais le conseil tout entier a signé un recours en grâce; le duc d'Aumale l'a remis immédiatement entre les mains du président de la République, et, dès le surlendemain, le Journal officiel annonçait que la peine de mort était commuée en vingt années de détention, et que le condamné était dispensé des formalités de la dégradation militaire, mais sous réserve de tous ses effets.