Le char chinois.

La contre-basse.

La Semaine parlementaire.--La Chambre a eu à s'occuper à deux reprises différentes de questions qui concernent l'Afrique. C'est un sujet qui reviendra souvent au cours des débats parlementaires, car, en attendant le moment assez éloigné où les possessions qu'elles ont sur le continent noir soient, pour les puissances, une source de richesse, elles sont et resteront longtemps une cause de conflits.

En premier lieu, c'est de la navigation sur le Niger qu'il a été question. Nous avons raconté les divers incidents du voyage effectué par M. Mizon et les difficultés qu'il a rencontrées de la part de la Société anglaise du Niger. M. le prince d'Aremberg a voulu avoir, sur ce point, des déclarations précises du ministre des affaires étrangères. Il a rappelé que M. Mizon a été attaqué et blessé pendant qu'il remontait un des affluents du fleuve et de plus que l'agent général de la Société anglaise avait notifié à notre compatriote qu'il pourrait continuer son voyage sur la rivière, mais qu'on ne lui permettrait pas de débarquer sur ses rives.

Or, l'article 26 de l'acte de Berlin assure la liberté de navigation à tous les pavillons sur le Niger et ses affluents; le gouvernement anglais est donc tenu de contraindre la Compagnie du Niger, à laquelle il a accordé une sorte de charte, à respecter les stipulations de cet acte international.

Le ministre des affaires étrangères a répondu qu'il n'y avait aucun doute à cet égard. L'ambassadeur de la République à Londres a fait au sujet de cette affaire des observations amicales au gouvernement britannique, qui a aussitôt envoyé des ordres pour que la Compagnie du Niger laissât notre compatriote, M. Mizon, poursuivre son voyage en toute liberté.

L'incident a été clos après cette déclaration.