eureux ceux qui sont à Nice et respirent l'air de la mer! Non pas que notre Paris soit triste, il y fait un temps tiède, on y joue des pièces nouvelles quand la Commune veut bien le permettre et l'on s'y prépare en famille aux fêtes du carnaval.
Dans les collèges, on fêtera ce carnaval en jouant des pièces de comédie au bénéfice des pauvres. C'est étonnant, ce débordement du théâtre sur la vie de tous les jours. Je connais un établissement d'éducation où, sous le péristyle, sont affichés ces deux avis:
D'un côté:
Messe de la Purification, à 8 heures.
Et de l'autre:
Monsieur de Pourceaugnac, comédie en trois actes.
Les élèves de l'institution répètent en sortant de l'office. Et les pauvres y gagnent, ces pauvres pauvres qui ont passé un si rude hiver.