--Une dernière larme à Crispi: Lacryma Crispi.
On fait des mots. Chez nous on a toujours fait des mots ou des chansons sur toutes choses. Et l'on parle du Mage. Et l'on discute les mérites de Meissonier.
--Savez-vous ce qui a fait son succès? disait un homme d'esprit. C'est que ses tableaux étant petits il fallait s'approcher de très près pour les regarder, qu'on faisait foule tout autour et qu'on ne pouvait pas les voir.
--Comme Thermidor, alors! répondit Mme de L....s.
Mais il est bien question de Thermidor! A l'heure où j'écris, l'on s'apprête à jouer Lohengrin à Rouen. Le télégraphe marche. On assure que les Rouennais veulent avoir leur petite manifestation patriotico-artistique. On assure qu'ils veulent siffler Wagner. Le feront-ils? On le saura quand paraîtront ces lignes. Mais ils sont très fiers de pouvoir dire:
--Nous aussi nous faisons du boucan. Il n'y a plus de province!
C'est peut-être parce qu'il y a encore une France!
Et pour terminer par quelque chose de tout à fait consolant, pensons un peu à cette belle soirée que l'Opéra-Comique a organisée en faveur d'Hérold.
Hérold! un grand nom! un grand musicien! et qu'un de nos collaborateurs, Lucien Pâté, a glorifié en des strophes vraiment émues:
Il me fallait l'âme profonde,