Seules, dans un bal blanc, de jeunes rastaquouères oseront exhiber la «grande peau»; seules aussi elles porteront des robes trop riches, des bijoux prétentieux, perdant à cette exhibition de somptuosités toute la distinction native et l'élégance instinctive de leur juvénilité.

Le soir seulement de la signature du contrat de mariage, une jeune fille du monde revêt, avec la toilette pâle qui fait presque partie de la corbeille, un corsage plus ornementé et plus décolleté, agrafant à son cou et à ses oreilles des perles d'une valeur sérieuse, choisies parmi les cadeaux du fiancé. La toilette de contrat, en effet, moins essentiellement virginale que la toilette de mariée, est en quelque sorte la transition entre la toilette de jeune fille et la toilette de femme. Elle est généralement de couleur rose, le blanc étant réservé pour le mariage à l'église, le bleu pour la mairie. D'étoffe légère le plus souvent, telle que le crêpe ou la gaze. Cependant, en hiver, quelques jeunes filles portent au contrat de la faille, du satin, du crêpe de Chine ou toutes autres étoffes relativement peu épaisses. Jamais le velours ni le brocart. Rien de plus gracieux, pour une fiancée, que de la faille rose, garnie autour des épaules et au bord de la jupe d'un épais marabout de roses effeuillées. Ou bien des plumes ou une ruche déchiquetée, qui, moins coûteuses, remplissent presque le même effet. Des perles au cou. Dans les cheveux un pouff de roses ou une aigrette nouée de rubans.

Violette.

NOTES ET IMPRESSIONS

Il n'y a que les enfants et les imbéciles qui ne pensent qu'au présent.

Voltaire.

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L'humanité ne peut arriver à la liberté que par une haute culture de l'esprit et à cette culture que par la liberté.

Jean-Paul Richter.

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