M. Jaume Bonfill, doyen des conseillers généraux d'Andorre.

Tout à coup, dans l'uniformité des tons, une façade blanche apparaît éblouissante la douane espagnole.

Dix minutes de halte sous la tonnelle défeuillée auprès des braves «carabineros» et nous reprenons notre route, toujours la même, entre les pentes resserrées. Enfin voici le clou de la journée. Un maigre ruisseau traverse le sentier. C'est la frontière d'Andorre. Tout auprès une délégation du conseil général, syndic en tête, nous attend, en grand costume officiel, grave, immobile, sur deux rangs. M. Sicard et les deux viguiers mettent pied à terre, franchissent le ruisseau et échangent avec les «magnifiques conseillers» les saluts d'usage. Le moment est solennel. Ce groupe rustique de notables (nous avons pris le croquis de leur doyen, M. Jaume Bonfill), costumé à la mode d'autrefois, posté à la porte de son territoire, apparaît comme une affirmation d'indépendance et d'inviolabilité.

(A suivre.)

Eug. Burnand.

INSTALLATION D'UN JUGE DES APPELLATIONS A ANDORRE.--Réception à la frontière par une délégation du Conseil général. Dessins d'après nature de notre envoyé spécial, M. Eugène Burnand.


THEATRE DES
FOLIES DRAMATIQUES
JUANITA
OPÉRETTE
EN TROIS ACTES

Paroles DE VANLOO & LETERRIER
Musique DE FRANÇOIS SUPPÉ
ROMANCE

[(Agrandissement)]