Les pastellistes sont également nombreux parmi les littérateurs, et certains ont une très réelle habileté. Le poète Jean Rameau voit et peint un peu trop en poète, je veux dire que ses images s'éloignent trop sensiblement de la vérité vraie, mais elles sont fort curieuses d'intention et de composition. M. Firmin Javel, qui a pris pour devise: «Glissez, pastels, n'appuyez pas», est cependant un peu lourd; sans doute parce que sa très réelle organisation de peintre le rend exigeant pour lui-même et qu'il ne veut pas se contenter d'à-peu-près. N'oublions pas de nommer M. Haraucourt, fin et distingué, et M. Louis Gallet.
Les peintres à l'huile ne manquent pas non plus dans la littérature; nous avons Arsène Houssaye qui s'inspire de Diaz; Maurice Montégut, souvent heureux dans ses audaces; Raoul Ponchon qui joue du couteau comme Courbet; Clovis Hugues, bon et solide peintre à l'ancienne; O. Mirbeau et Camille Lemonnier, épris au contraire des hardiesses de l'art moderne, et disciples adroits de l'école dite du «Potage Julienne» ou encore du «Pain à cacheter complémentaire et contrasté».
En résumé, nous partageons la manière de voir du rédacteur du catalogue: cette exposition ne manquait pas à la France, et elle ne prétend nullement à combler une lacune artistique; mais, ajoute M. Bergerat, on peut y passer un bon quart d'heure: c'est beaucoup par le temps qui court.
Alfred de Lostalot.
ÉMILE BERGERAT.
La vieille Maugrabine. GYP.--Déclaration d'amour de Georges Ohnet à la Langue française.
VICTORIEN SARDOU.
Projet de décor pour la «Haine». HENRI MEILHAC.--Charge.
A. FRANCE.--Tête d'enfant. JULES DE GONCOURT. JULES LEMAITRE.
Masque de l'abbé Raynal. Portrait de M. Hugues Le Roux.