UN GROUPE DE CADAVRES DU 16e REGIMENT D'INFANTERIE JAPONAISE APRÈS LA BATAILLE DE TA-CHE-KIAO
Dans les revues japonaises cette gravure a été, par ordre de la censure militaire, recouverte d'une épaisse bande de papier soigneusement collée.

L'intérieur d'une tranchée japonaise avancée.

LES TRANCHÉES JAPONAISES DEVANT PORT-ARTHUR

Aux abords de la place assiégée, une véritable ville souterraine, où s'entre-croisaient les sapes, les tranchées, les contre-mines, avait été creusée depuis le commencement du siège. Chaque jour elle se développait un peu, s'avançait doucement vers les ouvrages de défense. On l'avait construite presque en entier de nuit, et c'est aussi la nuit qu'elle s'animait pour l'oeuvre meurtrière et retentissait des éclats du feu.

Soldats japonais en tenue
d'hiver

Dans la journée, la plupart des tranchées étaient désertes, les hommes reposant sous la tente dans celles qui leur servaient de casernements. Vers 4 heures de l'après-midi, le mouvement, suspendu depuis l'aube, recommençait. Les soldats apparaissaient dans les tranchées, procédaient sommairement à leur toilette et faisaient minutieusement celle de leurs fusils, rangés dans une entaille du parapet, se préparant pour l'action prochaine.

LES TRANCHÉES PARALLELES DEVANT PORT-ARTHUR.
--A l'abri des bombes: le général japonais Teuchiya, de la 11e
division, regardant à la lorgnette, par une meurtrière, les effets du
bombardement.--Phot. Harry, copyright 1904.

Ces tranchées, on peut le constater, étaient en général à découvert. Mais, de place en place, des réduits formant pont et matelassés de gazonnements et de sacs à terre étaient aménagés pour abriter les officiers généraux dirigeant le feu. Ils correspondaient à des fenêtres, à des meurtrières étroites percées à travers le rempart et permettant aux hauts commandants de suivre le combat à l'abri des bombes.