--Que demandez-vous? interrogea-t-il.

--Voulez-vous bien nous permettre de venir chercher nos morts?

--Mais oui... Seulement ne venez pas plus qu'une dizaine d'hommes et, bien entendu, sans armes...

--Très bien, c'est convenu! Merci, camarade.

--Adieu, camarade.

Et les Japonais purent enlever ces cadavres à demi décomposés.

A la date du 26 novembre les parallèles japonaises n'étaient plus qu'à quelques mètres de la caponière. On fit exploser la mine; puis on attendit encore quatre jours, comme si l'on avait hésité à donner l'assaut décisif à cette fortification éventrée. Enfin, le 30, après une lutte désespérée à la baïonnette, les petits hommes jaunes s'emparèrent de la caponière. Mais aujourd'hui encore (2 décembre) le fossé et l'escarpe sont aux mains des soldats du tsar.

Ce que les soldats japonais du 7e régiment (9e div.) ont trouvé dans une tranchée prise aux Russes: une mitrailleuse Maxim, une torpille marine (dont les Russes se sont souvent servis comme mines), un tambour, etc. L'obus couché est un obus de 30 centimètres lancé par le «Sevastopol», le 30 octobre, et qui n'a pas explosé.

UN DÉSERTEUR RUSSE