Types de marins anglais de la flottille de Hull ayant déposé devant la commission.
Dessins d'après nature de G. Scott,
Le commandant Clado, lisant la
traduction française de sa déposition.
L'ENQUÊTE SUR L'INCIDENT DE HULL: LES TÉMOINS
Les seules séances un peu pittoresques que pouvait nous offrir la conférence internationale chargée de l'enquête sur l'Incident de Hull sont maintenant passées; ce sont celles au cours desquelles ont déposé les armateurs, patrons et matelots des chalutiers qui péchaient sur le Dogger Bank, lors du passage de l'escadre russe.
Mais une déposition, parmi toutes celles-là, a provoqué dans l'auditoire un vif mouvement de curiosité; c'est celle que fit, dans l'après-midi du mercredi 25 janvier, M. George Beeching, armateur, qui a indiqué, avec une grande précision de détails, les conditions dans lesquelles les chalutiers de la mer du Nord, et ceux du port de Hull en particulier, pratiquent la pêche. Ce fut une véritable et très instructive leçon de chose.
D'abord, on vit M. George Beeching sortir d'un petit coffret un modèle réduit du chalutier qu'il déposa sur le bureau de la commission; puis on apporta devant lui de grosses lanternes bien brillantes, bien nettes, de ces fanaux aux formes trapues, aux glaces épaisses et protégées par de solides armatures de cuivre, qui sont en usage à bord des navires et qu'on appelle feux de position. Et, devant ces accessoires, il commença sa conférence technique.
Sa déposition terminée, il fut demandé au témoin s'il avait embarqué des torpilles. A quoi il répondit d'un accent ferme:
--Non, certainement.