Ce n'est pas tout, pour un animal de boucherie, de posséder un poids qui lui assure le premier rang: il faut encore que ce poids soit fait de parties utilisables pour l'alimentation. Autrefois, on prenait la peine de déterminer le rendement des animaux primés; mais cela est tombé en désuétude, malgré que les éleveurs et les engraisseurs y auraient un grand intérêt.

Cependant, en Angleterre, cette pratique est encore en vigueur et après le Concours d'animaux gras qui eut lieu à Londres avant la fête de Noël, on a recueilli, sur le rendement des animaux à l'abattoir, de très intéressantes données.

Sur 78 jeunes boeufs ou génisses abattus, quatre ont donné un rendement supérieur à 70%. Le rendement le plus élevé a été de 73.28%, pour un boeuf Durham âgé de 1.063 jours qui pesait près de 826 kilos. Un boeuf croisé Durham-Angus, qui pesait 841 kilos à l'âge de 1060 jours, a donné comme rendement, 71.44%. Une génisse Durham, exposée par le roi d'Angleterre, avait obtenu un premier prix, avec un poids vif de 736 kilos; son rendement a été de 70.77%

Sur un lot de 39 moutons, 2 seulement ont eu un rendement supérieur à 70%. Le plus élevé, 75.97% a été atteint par un énorme mouton Oxfordshire, âgé de 21 mois, qui pesait 150 kilos. Un mouton Southdown, âgé de 630 jours, qui pesait vif 92 kilos, a donné un rendement de 70.73%.

En communiquant ces intéressants documents à notre Société nationale d'agriculture, M. Vacher a demandé avec raison que des expériences analogues aient lieu en France, au moment du Concours général agricole de Paris. Cette enquête permettrait de constater les progrès réaliser au point de vue de la boucherie par les races françaises.

LA SURDI-MUTITÉ ET LES UNIONS CONSANGUINES.

D'après une opinion assez répandue, les unions consanguines seraient très exposées à produire la surdi-mutité congénitale chez les enfants.

Or, d'après une récente statistique du docteur Castex, sur 10 cas de surdi-mutité congénitale on n'en rencontrerait pas plus d'un dans lequel la consanguinité des parents puisse être mise en cause.

Pour les autres, la tuberculose, le rachitisme, le saturnisme, l'alcoolisme et la syphilis ont été reconnus chez les ascendants.

En présence d'une telle richesse de causes, le plus simple est de reconnaître que nous ignorons complètement les causes de la surdi-mutité congénitale.