Quant aux cas de surdi-mutité acquise,--leur proportion est, sur l'ensemble, de 32 0/00 un tiers environ,--on a pu les rapporter aux infections des méninges et du cerveau et aux diverses maladies infectieuses, telles que la fièvre typhoïde, la diphtérie, la scarlatine, etc.
Au total, toutes les maladies pourraient entraîner la surdi-mutité, qui ne serait, dès lors, qu'une localisation assez rare et malheureuse d'une infection générale dans un centre nerveux de moindre résistance.
BAINS CHAUDS OU BAINS FROIDS?
La température des bains, on le sait, n'est point indifférente. Des recherches récentes confirment nettement cette notion. A la Société de thérapeutique, M. Deschamps, de Rennes, a insisté sur l'utilité des bains froids pour les obèses.
Chez ces sujets, dit-il, l'accumulation de graisse est liée à un défaut de rayonnement calorique. Alors, pour augmenter ce rayonnement, M. Deschamps provoque la réfrigération par un bain tiède prolongé. Le premier bain se donne à 33º les suivants à des températures inférieures, mais qui ne descendent jamais au-dessous de 25°. Les bains se donnent tous les deux jours et durent de 15 à 45 minutes, suivant la susceptibilité du sujet qui doit sortir de l'eau dès qu'il a la chair de poule, le frisson ou des tremblements. Durant le bain on constate que le pouls s'accélère et que la température centrale s'élève. D'après M. Deschamps, ces bains, en augmentant le rayonnement calorique, diminuent vite l'obésité, sans toutefois affaiblir le malade.
L'obèse doit donc rechercher le bain tiède. Le neurasthénique, par contre, devra rechercher le bain chaud. C'est du moins l'opinion de M. U. Alessi, qui ne s'est pas bien trouvé de l'hydrothérapie froide pour ses neurasthéniques et qui a remarqué, par hasard, chez ceux-ci des effets très favorables à la suite de bains chauds.
Le neurasthénique se trouvera particulièrement bien du bain chaud pris le matin au lever. Le bain doit être aussi chaud que possible, tout en restant agréable au malade.
Cette hydrothérapie chaude est très calmante, dit M. Alessi; les bains--qui doivent être de 40 minutes environ--suppriment les états d'excitation et les remplacent par un bien-être très prononcé qui permet au malade d'aller à ses affaires et d'être, pour un temps au moins, plus supportable pour son entourage.
LA MÉDAILLE DU PRÉSIDENT STEIJN