Le monopole de l'alcool en Suisse.
Les partisans du monopole de l'alcool par l'État présentent ce système comme étant en même temps une bonne affaire et une mesure d'hygiène.
Ce qui se passe en Suisse, où le monopole est établi depuis bientôt vingt ans, peut nous montrer ce qu'il faut penser de ces affirmations.
Sur le premier point, il n'y a guère à discuter, et il est manifeste que le monopole de l'alcool n'a pas été pour la Suisse une mauvaise affaire. De 1887 à 1903, l'excédent des recettes sur les dépenses a été de 98 millions et demi environ; ce qui donnait, en 1887-1888, près de 5 millions, et en 1903, 6.352.000 francs de bénéfices.
Mais le second point apparaît comme fort discutable. Jusqu'en 1901, il sembla que la consommation de l'alcool baissait de plus en plus: de 6 litres 27 par tête en 1890, elle tombait progressivement à 3 litres 80 en 1901. Le résultat était admirable.
Voici toutefois que la consommation se met à remonter: en 1902, elle est de 3 litres 87, et en 1908, de 4 litres 20.
Provisoirement gênés par la façon du monopole, les buveurs semblent maintenant s'y être adaptés. Il ne faut donc pas se hâter de conclure sur le rôle bienfaisant du monopole au point de vue de l'hygiène.
Le chêne porte-gui de Versailles.
Un mot encore--le dernier sans doute--sur la question des chênes porte-gui. Nos lecteurs parisiens nous sauront gré de leur signaler un chêne de cette espèce qui se trouve très à portée de leur vue. Ce chêne nous est indiqué par M. E. Lefebvre, de Versailles, et se trouve à Versailles, dans le parc même. C'est un arbre de belle taille, qui se trouve presque en bordure de l'allée circulaire qui entoure le bassin de l'Encelade, du côté nord par rapport au groupe central du bassin. Ce chêne porte du gui depuis plus de vingt-cinq ans, et un de ses voisins, plus jeune, se met à imiter son exemple.
Mortalité et morbidité comparées des israélites.