Un médecin d'Amsterdam, M. B.-H. Stephan, vient de se livrer à une comparaison fort intéressante de la fréquence des maladies et de la mortalité chez les israélites et chez les populations qui les entourent.
D'une façon générale, le fait curieux que cette étude met en évidence, c'est que la mortalité des israélites est faible. A Amsterdam, elle n'est que de 12 0/00 au lieu de 17 chez le reste de la population; à New-York, la mortalité des émigrants russes ou polonais, israélites pour la plupart et fort misérables, est moitié moindre de celle des autres nationalités. Et cependant ces émigrants habitent les quartiers les plus malsains.
Les mort-nés sont également, chez les israélites, moins nombreux que chez les chrétiens. A Amsterdam, on en trouve chez les premiers 33,4 pour 1.000 naissances, alors que la proportion, pour la ville entière, est de 47.
Relativement à la morbidité, la façon dont les israélites résistent à la tuberculose est très remarquable. A New-York, les Slaves ont une mortalité 3 ou 4 fois moindre que les autres nationalités. En Algérie et en Tunisie, on a observé que la tuberculose était très rare chez les israélites, et l'on a expliqué ce phénomène par les habitudes de rigoureuse propreté observées dans les intérieurs.
Par contre, et cette particularité a été notée bien souvent, les israélites paraissent très prédisposés aux affections nerveuses proprement dites, à la surdi-mutité et à la cécité congénitale: ce que l'on a essayé d'expliquer par la fréquence des mariages consanguins.
Ajoutons--ce qui peut jeter une certaine lumière sur ce qui précède--que le divorce est beaucoup plus rare chez les israélites que chez les catholiques et les protestants, et que la femme juive est surtout réfractaire au divorce. Sur 100 jugements, 15 avaient été prononcés à la requête d'une femme chrétienne, et 3,5 seulement à la requête d'une femme juive.
Un concours de poules.
Un concours de poules a eu récemment lieu en Australie: il a duré une année entière, ce qui est un délai plus long que celui qu'on accorde--ou impose--aux candidats aux écoles les plus difficiles qui puissent offrir aux humains un mirage qui d'ailleurs, comme les autres mirages, est souvent trompeur. Le but du concours, c'était simplement d'établir quelle race de poules est la meilleure pondeuse. Et si l'on a fait durer ce concours si longtemps, c'était pour que les bêtes puissent faire leurs preuves durant la mauvaise saison aussi bien que durant la bonne et pour exclure la possibilité de l'emploi de stimulants artificiels, ayant une action temporaire.
Les poules concurrentes étaient toutes logées dans les mêmes conditions exactement: toutes étaient nourries de la même manière. On tenait compte toutefois des différences dans la quantité de nourriture absorbée, certaines races étant plus voraces que d'autres. Enfin, toutes les concurrentes étaient placées dans les conditions les plus favorables et les coqs étaient soigneusement exclus. Pendant une année entière, par conséquent, les poules vécurent dans le célibat.
Le résultat du concours, le voici: