M. COQUELIN AÎNÉ DANS SON NOUVEAU ROLE DE SCARRON

La première représentation de «Scarron», comédie tragique en cinq actes, en vers, de M. Catulle Mendès, sera le grand événement théâtral de la semaine prochaine.--«Mon rôle est admirable», dit M. Constant Coquelin.--«Mon interprète est prodigieux», dit M. Catulle Mendès. Nos lecteurs nous sauront gré de leur faire connaître, même avant les privilégiés de la répétition générale et de la première, la physionomie que le célèbre acteur va donner à l'énigmatique figure du poète burlesque et infirme, qui fut le mari de la belle Françoise d'Aubigné.

Le président Roosevelt, escorté par les
rough-riders, se rend au Capitole.
Le défilé des cadets de West-Point.--
Phot comm. par M. Léon Bouet.

L'INAUGURATION DE LA NOUVELLE PRÉSIDENCE DE M. ROOSEVELT
Sur la place du Capitole, à Washington: le Président prête le serment constitutionnel, la main droite sur la Bible que lui présente le Chief-Justice. M. Fuller.

Photographie Underwood et Underwood.--Voir l'article, page 196.

LE GÉNÉRAL LINIÉVITCH, QUI REMPLACE LE GÉNÉRAL KOUROPATKINE À LA TÊTE DES ARMÉES RUSSES EN MANDCHOURIE.
Photographie de notre correspondant de guerre, Victor Bulla, attaché à la 1re armée russe.

Le général Liniévitch, appelé, le 15 mars, par un ordre télégraphique du tsar, à remplacer Kouropatkine en qualité de généralissime, est âgé de soixante-sept ans. N'ayant passé par aucune école militaire, il a porté pendant sept ans la chinèle du simple soldat. En 1900, il commandait le corps de Sibérie, avec lequel il prit part à la campagne de Chine; en 1904, il exerçait le commandement intérimaire des troupes de Mandchourie, qu'il dut, au mois de mars, remettre à Kouropatkine. Depuis le mois de novembre, il était à la tête de la 1re armée, poste où son ancien général en chef, déférant au désir de l'empereur, va le remplacer à son tour.

Malgré son âge et ses nombreuses blessures, le général Liniévitch est encore très robuste et a conservé une rare activité, dont il vient de donner des preuves. Le fait qu'il est sorti du rang contribue à rendre son nom populaire en Russie, où l'on compte un peu sur sa longue expérience pour changer la fortune des armes, jusqu'à présent si obstinément défavorable.