| Le paquebot "Cairo" naufragé à l'entrée d'Alexandrie. Phot. communiquée par le major W. T. Holland. | Les débris du trois-mâts "Khyber", broyé par une tempête sur les côtes de Cornouailles. |
Documents et Informations
Le naufrage du «Cairo».
L'un des paquebots de la Compagnie italienne de navigation, le Cairo, vient de se perdre, au moment de toucher au port, à l'entrée d'Alexandrie. Le naufrage s'est produit dans la soirée du 5 mars et c'est le lendemain matin seulement qu'on a pu venir au secours des malheureux passagers, qui, bloqués sur ce bateau à demi submergé, étaient demeurés toute la nuit dans les transes les plus vives.
Un détail intéressera nos; lecteurs et amis: c'est le Cairo qui emportait, vers l'Égypte, le numéro de l'Illustration du 25 février, si bien que nos abonnés égyptiens n'ont reçu qu'après un long retard ce numéro, consacré, en partie, à l'assassinat du grand-duc Serge, à Moscou, et, en partie, au retour du général Stoessel.
A la conquête de l'or.
De singuliers appareils ont été récemment imaginés, en Amérique, qui sont déjà employés dans les vallées de la côte du Pacifique et qui serviront bientôt en Chine aussi. Ce sont des sortes de navires pour l'extraction de l'or: des extracteurs d'or flottants. Ces navires tiennent de l'arche et de la drague. Ils sont faits pour exploiter la terre et les sables du fond et des rivages des rivières. Munis de baquets, portés par une chaîne sans fin, qui vont se remplir de sable et de terre au fond de l'eau ou sur ses bords, munis aussi d'appareils qui brisent la roche et ameublissent le sol, ces navires sont essentiellement des laboratoires très perfectionnés pour l'extraction des parcelles d'or. La terre rapportée du fond de la rivière est abondamment lavée: le métal précieux est retenu par des tamis fins ou absorbé par du mercure On estime que le navire extracteur ne perd pas un dixième d'un pour cent de l'or que renferment les terres traitées par lui. Il peut «retravailler» avec profit les amas de terre des anciens placer. La dépense pour la manipulation des terres ne dépasse pas 20 ou 25 centimes par tonne. Mais les frais de première installation sont élevés: un navire laveur d'or coûte de 250.000 à 300.000 francs. Il y a actuellement déjà une centaine de laveurs d'or de ce genre qui, se promenant le long des berges des rivières des côtes du Pacifique, «travaillent» 40 ou 45 hectares de terre par mois, c'est-à-dire convertissent de la terre ferme en boue, après en avoir extrait l'or.
La cause du tempérament bilieux.
Des personnes irritables, brusques, on dit volontiers qu'elles ont le tempérament bilieux: mais c'est là une définition qui n'a pas de prétention scientifique; et rien, jusqu'à présent, n'aurait pu autoriser à soutenir que la bile était bien la cause du tempérament en question.