LA CATASTROPHE DE MADRID: ÉCRASEMENT DE TROIS CENTS OUVRIERS PAR LA CHUTE D'UNE VOUTE DE 70.000 MÈTRES CARRÉS
NOUVELLES INVENTIONS
(Tous les articles publiés sous cette rubrique sont entièrement gratuits.)
LE GARDE-BOUE "LE VARLET"
Les garde-boue ordinaires, en bois ou en tôle, possèdent quelques défauts que tous les cyclistes connaissent: ils sont difficiles à monter ou nécessitent le démontage des roues; une fois posés, ils rendent la machine disgracieuse ou l'alourdissent; souvent, ils font un bruit de ferraille pour le plus petit écrou desserré et ils nécessitent toujours leur démontage de la roue quand il faut réparer une crevaison.
|
Fig. 1--Le garde-boue replié. |
Fig. 2.--Le garde-boue ouvert. |
L'invention de M. Varlet a pour but d'obvier aux inconvénients précités. Son garde-boue, composé de branches articulées portant à leur extrémité une toile caoutchoutée extrêmement souple, se déploie tout comme un éventail. En dévissant simplement les écrous des axes des moyeux, les deux éventails sont posés, les taquets formant rondelles s'appliquent sur tous les axes et il suffit ensuite de revisser les écrous à leur placé respective sans démonter les roues. Les chapes porte-toiles s'adaptent au moyen de deux boulons pour la fourche arrière et deux colliers pour la fourche avant. En quelques instants l'appareil est installé. Nos deux figures montrent le volume minime occupé par cet appareil replié et sa protection efficace lorsqu'il est ouvert.
Deux minutes suffisent pour ouvrir le garde-boue; aucun bruit ne fait soupçonner sa présence, qu'il soit ouvert ou fermé. Il ne gêne en rien pour les réparations. Veut-on nettoyer cet appareil, on décroche la toile caoutchoutée, un coup d'épongé et sa propreté est parfaite!