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Chaque époque a son genre spécial de folie; le nôtre est sans doute la folie de la vitesse.
G. TOURNADE.

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On nous redit, chaque année, à propos des Salons, que l'art traverse une crise. Est-il un seul grand élément de l'histoire humaine qui ne soit en perpétuel travail de renouvellement?
G.-M.. VALTOUR.

Le roi Edouard VII. M. du Bos.
Arrivée du roi Edouard VII au champ de courses de Saint-Cloud.

Aux courses de Saint-Cloud: le roi Edouard VII et M.
Ruau, ministre de l'agriculture.
--Phot. Chusseau-Flaviens.

Samedi dernier 28 avril, le Victoria-and-Albert, après une escale en Corse, mouillait à Marseille, et, le lendemain, le roi d'Angleterre, laissant la reine Alexandra continuer sa croisière dans la Méditerranée, partait pour Paris et s'installait, le soir même, à l'hôtel Bristol, où, de longue date, on a l'habitude de son service. Le dimanche 30, le président de la République étant revenu tout exprès de Montélimar pour le recevoir, les deux chefs d'État échangèrent, vers le milieu de l'après-midi, les visites d'usage. M. Delcassé, ministre des affaires étrangères, alla présenter ses hommages au souverain; puis, un dîner en l'honneur d'Édouard VII fut donné à l'Élysée dans la salle des fêtes. Comme, selon les conventions protocolaires, malgré son ordonnance de gala, le nombre et la qualité des convives (ministres, ambassadeurs, etc.), ce dîner n'était pas «officiel», le roi portait l'habit noir, avec le grand cordon de la Légion d'honneur; il conduisit Mme Loubet à la place qu'elle devait occuper à sa droite et lui offrit encore le bras, à l'issue du repas, suivi d'un concert.--

Le matin, il s'était invité à un déjeuner intime chez des amis personnels, M. et Mme Henry Standish, née des Cars, et ainsi sans doute avait-il voulu marquer son désir de conserver à son séjour en France le caractère de l'«incognito».