L'autre, c'est la figure à mi-corps, dont le Fabiola du Salon de 1885 fut le type définitif, et dont la Tête de femme, de la collection A. Cassot[1], que nous publions en fac-similé est un admirable et très significatif exemplaire, avec son regard vague et triste, sa pâle carnation aux ombres chaudes, ses opulents cheveux roux et la draperie, d'un rouge vibrant, jetée sur la poitrine comme pour en accentuer la blancheur délicate.
[Note 1: ][(retour) ] 30, rue Laffitte.
A reproduire fidèlement cette oeuvre de grande valeur, cette toile magistrale, des artisans habiles se sont appliqués avec un respect, une conscience de vrais artistes, s'attachant à traduire et les dextérités de la brosse, et la qualité de la pâte généreuse. Ils y sont parvenus avec un rare bonheur, et ce nous est un réel plaisir que d'offrir à nos lecteurs cette planche où le talent, où la pensée d'un maître aimé ont été traduits avec cette perfection, sans défaillance, sans trahison. G. B.
Le comte Tattenbach. Phot. Cavilla.
Le comte Tattenbach, sa famille et les membres de sa mission.
La mission quitte la légation allemande de Tanger.
LA MISSION ALLEMANDE AUPRES DU SULTAN DU MAROC
LE DÉPART POUR FEZ DE LA MISSION ALLEMANDE
Les affaires marocaines occupent une place importante dans les soucis de notre politique extérieure, surtout en raison de l'intervention personnelle de l'empereur d'Allemagne et de la campagne menée depuis quelque temps par la presse d'outre-Rhin. A la suite de son voyage sensationnel à Tanger, Guillaume II a, on le sait, décidé d'envoyer son représentant au Maroc, le comte Tattenbach, en ambassade extraordinaire auprès de la cour chérifienne.