La musique de M. Giordano est d'un effet saisissant, surtout au deuxième acte, avec son choeur de bateliers du Volga, dont la mélopée monte en un admirable crescendo, avec ses épisodes si bien en situation, avec le duo si ému de Wassili et de Stefana. Au troisième acte, il faut remarquer l'air de Gleby (le dénonciateur), que publie L'Illustration, et que M. Tita Ruffo, l'excellent baryton, a chanté avec une science rare et une expression tout à fait remarquable. On n'a pas moins fêté le ténor Bassi (Wassili) et Mlle Stehle (Stefana), soprano dramatique.

AMICA

Amica est un poème dramatique en deux actes, de M. Paul Bérel (pseudonyme littéraire de M. Paul Choudens, l'éditeur de musique).

Nous sommes en Piémont. Le fermier Camoine veut marier sa nièce Amica à Giorgio, un berger qu'elle n'aime pas. Amica aime le frère de Giorgio, nommé Rinaldo, et elle s'enfuit avec ce dernier. Giorgio les poursuit et, quand Rinaldo s'aperçoit qu'il a été préféré par Amica à son frère qu'il adore, il conseille à Amica de se marier avec Giorgio et il remonte vers les sommets escarpés de la montagne. Amica veut le suivre, elle roule dans un torrent. Rinaldo revient alors à son frère et tous deux maudissent l'Amour qui a manqué les désunir.

La musique que M. Mascagni a écrite sur ce livret d'action violente suit fidèlement les péripéties de cette intrigue. Elle ne s'attarde pas à la psychologie des personnages, elle enveloppe de sa trame mélodique les faits à mesure qu'ils se produisent.

Au théâtre de Monte-Carlo, qui est sous la direction si artistique de Raoul Gunsbourg, l'interprétation fut prestigieuse avec Mlle Farrar, avec le baryton Renaud, dans Rinaldo, et avec le ténor Rousselière (Giorgio).

Documents et Informations.

La destruction des hannetons.

A propos de la multiplication inquiétante des serpents en France, nous disions récemment qu'on avait eu tort de supprimer le système des primes, seul capable d'assurer leur destruction.

Ce que l'on obtient de ce système, dans certaines régions, pour la destruction des hannetons, en est une nouvelle preuve.