Un groupe de jeunes filles portant le «Bouquet» sort de
l'hôtel de ville pour prendre la tête du défilé des archers.

Dimanche dernier, à Compiègne, a eu lieu, suivant la vieille coutume des compagnies d'arc de l'Ile-de-France et de la Picardie, la cérémonie annuelle si populaire du «bouquet provincial».

La première compagnie d'arc avait reçu le bouquet l'an dernier de celle d'Ourscamp et le rendait à celle de Longueil-Annet.

Cette petite fête, à laquelle assistaient deux cent quarante sociétés d'archers françaises et étrangères, marquait l'ouverture d'un grand concours de tir à l'arc, qui va durer trois mois, et au cours duquel sera disputé le championnat de France, doté d'un prix du président de la République..

LE PASSAGE DE L'ESCADRE DE ROJESTVENSKY DANS LA BAIE D'ANPASSANDAVA, A NOSSI-BÉ

On sait que l'escadre de l'amiral Rojestvensky, partie de Reval le 12 octobre dernier, s'était divisée, à l'entrée de la Méditerranée, en deux parties, dont l'une allait doubler le cap de Bonne-Espérance, tandis que l'autre passait par Suez. Le 2 janvier, le premier échelon, que commandait l'amiral Rojestvensky en personne, arrivait à Sainte-Marie de Madagascar; le lendemain, le second échelon, sous les ordres de l'amiral Felkersam, mouillait dans la baie d'Anpassandava. C'est là qu'allait venir les rallier, en deux échelons aussi, dans les premiers jours de février, pour la concentration définitive, l'escadre passée par la Méditerranée et la mer Rouge. Ces diverses opérations, accomplies si loin du théâtre des hostilités ne donnèrent lieu alors à aucun incident, et ce n'est que plus récemment qu'on nous fit un grief de les avoir laissé s'accomplir chez nous. La photographie que nous publions, prise dans la baie d'Anpassandava, montre que, si les charbonniers qui accompagnaient la flotte russe ont pu s'approcher assez près de la terre française, les navires de guerre eux-mêmes, comme si l'on avait prévu dès lors la mauvaise querelle qui nous serait cherchée plus tard, se tinrent aussi éloignés que possible de la côte.

LES GREVES DE LIMOGES


Le jeune Betoulle (13 ans), fils des concierges de l'usine Beaulieu, alité après avoir été frappé et blessé par les grévistes.

M. Beaulieu allant à l'hôtel de ville en landau sous la protection des gendarmes.