Théry après sa victoire. Le fils de M. Brasier, constructeur de la voiture gagnante, au volant de Théry.
Le 1er prix du Corso fleuri: M. Battu, trésorier de l'Automobile-Club d'Auvergne. Le 2e prix: M. Bergougnan.

La grande épreuve automobile internationale de la Coupe Gordon-Bennett, qui s'est disputée pour la dernière fois peut-être en 1905, a été remportée une fois de plus par la France. C'est le populaire coureur Théry, déjà vainqueur, en 1904 au Taunus, qui a triomphé de nouveau sur le circuit d'Auvergne. Les conditions de la course exigent, on le sait, que les voitures mises en ligne par chaque pays pour disputer la Coupe soient, dans tous leurs détails de fabrication exclusivement nationale. Avec la construction Richard-Brasier, à laquelle appartiennent les voitures arrivées la première et la quatrième; avec les pneumatiques Michelin, dont leurs roues étaient munies et qu'il est de notre devoir de citer en une circonstance aussi mémorable, c'est l'industrie française qui a triomphé sur toute la ligne.

Le défilé de la maison Richard-Brasier: au centre, M. Brasier; à sa droite, Théry; à sa gauche, Caillois, sur leurs voitures de course.
--Photographies Bliès.
L'AVANT-VEILLE DE LA COURSE: UN CORSO FLEURI A CLERMONT-FERRAND

La liste d'arrivée des concurrents, qui mentionne parmi les quatre premiers deux Français et deux Italiens, appelle une autre remarque: c'est que, dans cette lutte industrielle moderne, où l'ingéniosité doit s'ajouter à la science et l'audace au sang-froid, les deux pays latins se montrent supérieurs à la coalition germano-anglo-saxonne.

Voitures et conducteurs allemands, anglais, américains, autrichiens, n'ont pas «existé» un instant contre les Français et les Italiens qui, prenant le commandement au départ, l'ont conservé jusqu'à la fin, se disputant entre eux seulement les premières places.

LE CIRCUIT D'AUVERGNE--La veille de la course: la bourrasque au pesage de Laschamps.