La veille de la Coupe Gordon-Bennett, pendant les opérations du pesage, un coup de vent subit et d'une violence irrésistible s'abattit sur le plateau de Laschamps, s'engouffrant dans les toiles, démembrant les charpentes, renversant, comme des châteaux de cartes, tous ces frêles édifices de tentes, de garages improvisés, de tribunes. Ce fut un moment de désarroi indescriptible. On se hâta d'éloigner les voitures de course; aucune n'avait la plus légère avarie et tout se réduisit, pour les spectateurs, à plus de peur que de mal.