Tout ceci ne fait toutefois pas que les résultats des expériences de MM. Dubois et Burke manquent d'intérêt. Ils sont, au contraire, très intéressants, quand bien même ils n'aboutiraient qu'à nous faire voir dans la matière inerte des semblants de vie, du genre de ceux qu'on peut, dans le fond des cieux, observer chez les nébuleuses et chez les agrégats instables en voie d'évolution. Si ce n'est pas la physiologie qui en bénéficiera, ce sera la physique ou la chimie. Il y aura toujours profit. Et le radium en sera responsable, puisque derrière les radiobes, le véritable problème qui se présente est encore celui du plus fantasque et du plus anormal des corps que nous connaissons. Donc, tous nos compliments au radium et à MM. R. Dubois et J.-B. Burke aussi, qui nous ont ouvert des horizons nouveaux sur l'activité de la substance essentiellement anormale à laquelle M. Pierre Curie doit son fauteuil à l'Institut.
Henry de Varigny.
VISITE DE L'ESCADRE ANGLAISE A BREST
M. Aubert, maire collectiviste de Brest, dans son cabinet.
La municipalité socialiste de Brest avait préparé, concurremment avec les autorités maritimes, un programme de fêtes franco-anglaises. Elle avait commencé, le 10 juillet, par une retraite aux flambeaux, aux chants de l'Internationale et de la Carmagnole; elle devait offrir, le 14 juillet, un banquet populaire aux marins des deux escadres. L'amiral May, commandant de l'escadre anglaise, ayant déclaré que les exigences du service à bord de ses navires ne permettaient pas d'y envoyer ses équipages, le ministre de la marine a refusé aux soldats et marins français l'autorisation d'y assister.
Dans les rues de Brest.
Les préparatifs pour le bal à bord du Jauréguiberry accouplé au Formidable.