Des cris de joie, des chants d'ivrognes--couvrant peut-être des hurlements--traversaient le ronflement sourd de l'incendie.
Et qui dira quels drames dignes de l'enfer durent se dérouler dans cette fournaise! Combien des buveurs de l'après-midi, surpris dans le premier sommeil, à demi tués déjà par l'alcool, furent surpris par l'incendie et dévorés! Combien s'étaient endormis stupides, sur le pavé tiède et ne se réveillèrent pas!
| Agence de la Compagnie maritime Rossiiskaïa après l'émeute. | Wagons brûlés sur lesquels sont tombés les rails de la voie aérienne. |
Vue générale du port prise du haut du grand escalier au moment où les docks du nouveau môle commençaient à flamber. (Au milieu du bassin de droite: le cuirassé Georges-Pobiedonostzef, qui s'est mutiné, puis soumis.)
| De gauche à droite: les vapeurs Platon, Serge (coulé et dont on ne voit que les cheminées) et Catherine. | Débarcadères des lignes de Nicolaief et de Kherson et leurs hangars finissant de brûler. |
| Tronçon de la voie ferrée aérienne qui servait à amener le blé dans les bateaux-transports. | Hangars de la Compagnie des chemins de fer incendiés et laissant des tas de sel à découvert. |