Mais, en Allemagne, elle n'est que de 0,02; en Irlande, en Suisse, en Hollande, de 0,01; et, en Ecosse, elle n'est que de 1,8. On voit combien nous sommes à un degré inférieur de l'échelle dans la lutte contre la variole.
Un procédé à retenir.
Il arrive assez souvent à des enfants, et même à des adultes, d'avaler sans le vouloir des corps étrangers capables de déterminer des lésions de l'estomac ou des intestins: des corps durs, métalliques, présentant des aspérités ou des pointes. Evidemment, ces corps ont toutes les chances d'être expulsés par les voies naturelles; mais, ce qui doit préoccuper le malade et son entourage, c'est la possibilité, pour les parties dures et pointues, de blesser le tube digestif. Peut-on écarter ce danger? Un médecin anglais, M. Blair Bell, s'est posé cette question à propos d'un enfant auprès de qui il fut appelé et qui avait avalé une broche en or, et il l'a résolue de façon satisfaisante en faisant avaler à la petite victime une certaine quantité d'ouate hydrophile, en partie dans du lait, en partie sous forme de sandwich avec des confitures. Quelques heures après, il fit prendre un peu d'huile de ricin, et l'expulsion se fit. La broche était bien empaquetée dans le coton hydrophile et n'occasionna aucune blessure. La même méthode fut suivie dans un autre cas, celui d'un enfant ayant avalé un bouton de cuivre. Et un autre médecin, un Irlandais, avait eu la même idée, avec plein succès d'ailleurs, pour traiter un enfant qui avait avalé un râtelier métallique. Il semble que le coton hydrophile soit particulièrement attiré par le corps étranger: il l'englobe, et, par surcroît, les matières fécales s'agglomèrent volontiers autour de ce noyau en augmentant encore la protection contre le corps étranger et en diminuant les chances qu'il a de blesser les organes qu'il traverse. En pareil cas, on a souvent conseillé la mie de pain: mais celle-ci se désagrège sous l'action des sucs digestifs; mieux vaut se servir de coton hydrophile qui, lui, n'est pas attaqué et garde sa solidité et sa cohérence.
Une maladie due à la cueillette des pêches.
Un médecin de Lyon, M. J. Eraud, a observé que les cultivateurs employés à la cueillette des pêches ou à l'emballage de ces fruits étaient exposés à des démangeaisons plus ou moins vives sur les parties découvertes du corps.
Ces démangeaisons se manifestent particulièrement dans la matinée, alors que le corps est en moiteur et que le fruit est encore quelque peu imprégné de la rosée de la nuit.
Il est fréquent de les voir s'exaspérer la nuit, sous l'influence de la chaleur du lit.
M. Eraud pense qu'on doit attribuer ce petit accident à des champignons inférieurs répandus à la surface des pêches, et dont il est facile de constater la présence.
Un grand Africain: Tipu Tipu.