A priori, on pourrait affirmer que les billets, surtout quand ils sont un peu vieux, sont recouverts de nombreux microbes.
Deux bactériologistes de New-York, MM. Darlington et Park, ont d'ailleurs vérifié le fait expérimentalement: sur un billet modérément propre, ils ont compté 1.250 bactéries, et sur des billets sales, ils en ont trouvé jusqu'à 73.000.
Les pièces de monnaie sont beaucoup moins «microbifères». Le nombre des microbes qu'on peut recueillir à leur surface peut ne pas dépasser de 25 à 50. Il semble que les métaux, par l'action dissolvante de l'humidité, soient peu favorables à la vie des microbes.
Au contraire, les billets de banque les conservent virulents, pendant très longtemps, à leur surface,
L'argent n'a pas d'odeur, a-t-on dit au figuré. Matériellement, on le manie comme s'il était toujours propre.
La généalogie de W. Bouguereau.
Nous recevons d'un de nos abonnés, M. de Richemond, archiviste départemental de la Charente-Inférieure, des renseignements concernant les ascendants de M. William Bouguereau, qui complètent d'intéressante façon la biographie de l'artiste et que personne, que nous sachions, n'a publiés encore.
La famille Bouguereau est connue à la Rochelle depuis 1523, époque à laquelle vivait Jehan Bouguereau, marchand et bourgeois. Un Jean-Massé Bouguereau, marchand orfèvre, eut une fille, Marie, qui épousa, en 1624, Jehan de Layzement, aussi orfèvre, dont un fils, pasteur à la Rochelle, suivit ses collègues dans l'exil en 1685, et un fils, Jean-Massé Bouguereau, né en 1603, orfèvre et officier de la Monnaie.
Les descendants ou les alliés de la famille Bouguereau embrassent généralement cette même profession d'orfèvres ou appartiennent au clergé protestant.
En 1676 naît un Jehan Bouguereau, qui, plus tard, orfèvre et essayeur de la Monnaie, épousera Marie-Madelaine Seignette. Elle lui donna un fils, Jean-Elie, maître monnayeur, qui, de son mariage avec Suzanne-Louise Le Page, eut dix enfants, dont huit filles. Des deux fils de ceux-ci l'un, l'aîné de toute la famille, Samuel-Elie, abjura le protestantisme et fut professeur d'anglais au collège de la Rochelle.