La Croix-Rouge au Japon.
Princesses japonaises apprenant à panser les blessés.
LES JAPONAISES DE LA CROIX-ROUGE
Depuis le commencement de la guerre russo-japonaise, nous avons publié de nombreuses gravures initiant nos lecteurs au fonctionnement des ambulances nippones dans les diverses phases d'une bataille. On sait que l'organisation de ce service a provoqué l'admiration de tous les officiers européens.
Au Japon même, on a surtout remarqué le rôle des femmes. Toutes se sont affiliées à la Croix-Rouge et, non contentes de travailler pour les soldats tombés en Mandchourie, les plus grandes dames ont tenu, comme leurs soeurs des autres pays en pareille circonstance, à soigner elles-mêmes les blessés des deux nations qui avaient été ramenés dans l'empire du mikado. En Russie, d'ailleurs, on avait constaté le même élan et, au début des hostilités, nous avons montré l'impératrice présidant elle-même l'ouvroir des dames de Saint-Pétersbourg.
La gravure que nous donnons aujourd'hui traduit, avec une éloquente et gracieuse simplicité, cet état d'âme des nobles japonaises. Dans un coin de parc, les princesses Nashimoto et Yorihito ont fait apporter un mannequin spécialement construit pour cet usage. Sous les yeux de la baronne Sannomiya, Anglaise d'origine, directrice de la Croix-Rouge, guidées par un vénérable docteur de leur pays, elles apprennent à panser les blessures que font les balles et les shrapnells. Et la grâce du tableau forme un contraste saisissant avec les scènes de tuerie qu'il évoque.
Les dvorniks (concierges) lisant le journal devant leur porte.
Les izvosztchiks (cochers de fiacre) le lisant sur leur siège.