La colonie étrangère en Chine.
Dans les dix dernières années, la colonie étrangère, en Chine, a un peu plus que doublé.
Elle comptait 9.891 étrangers en 1893, et 20.404 en 1903.
Les Anglais et les Japonais, qui y étaient représentés, en 1893, par mille et quelques unités, le sont maintenant par plus de cinq mille et les Américains y ont doublé leur nombre.
Le premier rang est occupé par les Anglais et le deuxième par les Japonais.
Parmi les Européens, ce sont d'ailleurs les Belges qui, proportionnellement, ont le plus gagné, passant de 50 à 311.
Quant aux Français, de 786 en 1893, ils étaient 1.213 en 1903. Ils occupent maintenant le sixième rang, après les Américains, les Portugais et les Allemands.
Si l'on considère les maisons de commerce, on note que les maisons japonaises ont, dans le même temps, passé du nombre 42 au nombre 361. C'est un gain de 319 unités, alors que les maisons anglaises n'ont gagné que 66 unités, les allemandes 78, et les américaines 84. Les maisons françaises y sont au nombre de 71, en progression de 38 unités depuis dix ans, et au cinquième rang, après les maisons anglaises, japonaises, allemandes et américaines.
La psychologie des jumeaux.
On a souvent raconté des choses curieuses sur la psychologie des jumeaux: elle serait très semblable le plus souvent, et il existerait de l'un à l'autre des corrélations singulières et frappantes. Un cas, récemment relaté par M. Ch. Féré à la Société de Biologie, présente, lui aussi, de la singularité. Il s'agit de deux jumelles qui, contrairement à l'opinion générale, ont le caractère très différent. Mais, chose singulière, au même moment, le caractère des deux jeunes filles change. La particularité n'est pas dans ce fait qu'il change, car les mutations de caractère sont chose connue et fréquente: elle est dans ce fait que la mutation est une permutation. Des deux jeunes filles, l'une était expansive, l'autre indifférente. Elles furent, en bas âge, réunies à un frère aîné, un fils que leur père avait eu d'un autre mariage.