Le thème général des manoeuvres allemandes.

L'état-major allemand, sans doute pour frapper les esprits, avait conféré la supériorité numérique au 18e corps (représentant l'armée française). La victoire est restée, en conséquence, à l'envahisseur.

On fera à ce propos une remarque qui n'est pas dénuée d'intérêt:

Sans parler de la campagne d'Iéna, en 1806, trois exemples anciens ont pu guider l'état-major allemand dans la conception de cette hypothèse stratégique:

1° La marche de Hoche sur le Palatinat en 1793, son échec devant Kaiserslautern et sa revanche devant les lignes de Wissembourg. Le général républicain réussissait à rejeter les Austro-Prussiens au-delà du Rhin, après avoir débloqué Landau;

2° La prise de Cologne, Coblentz et Dusseldorf par le général Jourdan, commandant de l'armée de Sambre-et-Meuse en 1794, et sa victoire d'Altenkirchen;

3° La seconde campagne de Hoche, à la tête de l'armée de Sambre-et-Meuse en 1797, et sa victoire de Neuwied.

Du côté allemand comme du côté français, on a donc trouvé sur ce terrain historique des leçons à méditer.
J. Delaporte.

Carte montrant les lignes de la Compagnie française des
Câbles télégraphiques sur la côte vénézuélienne.