Attelage d'un Arménien assassiné.

Entre les deux partis--contre les deux serait plus juste--avec cette consigne de «rétablir l'ordre», les cosaques tiraient à l'aveuglette tour à tour sur les Tatars et sur les Arméniens. Et si la maison de Toumanoff, un des plus riches Arméniens de Bakou, a été incendiée par les Tatars, en revanche, la maison du Tatar Alieff, un notable, aussi, parmi les siens, a été bombardée par les cosaques eux-mêmes.

Les pertes matérielles qui résultent de cette émeute sont incalculables, et les compagnies qui exploitaient les sources de naphte, comme celles qui leur servaient d'auxiliaires, compagnies de transports, par exemple, ont subi des dommages presque irréparables.

CE QU'ON VOIT DANS LES RUES DE BAKOU

Un des chariots boers que les Allemands utilisent pour
leurs convois de ravitaillement dans le Sud-Ouest africain.

DANS L'AFRIQUE ALLEMANDE

Une dépêche du Cap, en date du 20 septembre, annonçait un nouvel et grave échec des troupes allemandes dans la campagne entreprise pour la répression des indigènes rebelles: pendant la marche du général de Trotha contre Henrik Witboï, celui-ci, se dérobant à la colonne principale, attaqua son long convoi près de Keetmansoop surprit l'escorte et l'anéantit complètement: mille têtes de bétail, une centaine de fourgons de munitions, quantité de fusils auraient été pris.

Une rue indigène à Swakopmund,
sur la côte de l'Atlantique.