Pont de bateaux en vue d'un ancien château fort en ruines.
Les mitrailleuses d'infanterie allemandes en service.
Les Allemands possèdent, à l'heure actuelle, 16 groupes de ces engins (à 6 pièces, 3 caissons et 80 hommes) et ils on créent de nouveaux tous les ans. Ces groupes sont affectés à des bataillons de chasseurs ou à des régiments d'infanterie Nos photographies représentent, la première, une de ces unités en action; l'autre, des servants portant leur pièce, sorte de «civière-traîneau» qui, en temps ordinaire, est fixée sur l'arrière-train d'une voiture.
Signaux à bras
La mitrailleuse automatique Maxim de nos voisins emploie les cartouches d'infanterie, ce qui facilite singulièrement le réapprovisionnement. Celles-ci sont disposées, au nombre de 250, sur un ruban traversant l'arme. Chaque fois qu'un coup part, le canon, monté sur glissières, recule et actionne ainsi un mécanisme robuste qui met en place une nouvelle cartouche et en détermine ensuite l'explosion, sans que les servants aient autre chose à faire qu'à pointer et à changer de temps en temps le ruban Aussi obtient-on des vitesses de tir pouvant atteindre 500 coups à la minute au polygone, et 250 à 300 sur le champ de bataille. En somme, une mitrailleuse tire aussi vite que 25 fantassins, beaucoup plus juste à cause de son affût; un groupe allemand avec ses 6 pièces, fait donc autant de besogne qu'une compagnie d'infanterie.
L. S.
Un pont de bateaux sur le Rhin