Nos gravures hors texte, en couleurs, tirées en fac-similé de tableaux de maître et remmargées sur papier teinté, ont obtenu un succès considérable, à en juger par les demandes qui nous parviennent journellement et que nous ne pouvons pas toujours satisfaire, car nos numéros s'épuisent rapidement.
Nous allons dorénavant multiplier ces gravures qui, encadrées ou conservées en portefeuille, formeront bientôt une collection inestimable d'oeuvres d'art, une sorte de galerie des chefs-d'oeuvre modernes.
Nous publions aujourd'hui la reproduction d'une merveilleuse «Étude» d'Albert Besnard.
Nous donnerons ensuite des oeuvres de:
Jules Lefebvre, Roybet, Juana Romani, Fritz Thaulow, Marcel Baschet, Boudin, Geoffroy, Caro Delvaille, Ernest Laurent, L. Sabattier, Georges Scott, et nous continuerons la série humoristique des scènes de la vie parisienne, d'Albert Guillaume.
Notre NUMÉRO DE NOËL, en préparation, dont nous avons demandé, cette année, la couverture au maître joaillier René Lalique, sera particulièrement somptueux et ne contiendra pas moins de sept hors texte en couleurs. Il sera mis en vente, le 2 décembre, au prix habituel de 2 fr. 50. Tous les abonnés, sans exception, le recevront gratuitement, comme les suppléments de théâtre et les gravures hors texte.
COURRIER DE PARIS
Journal d'une étrangère
Internat ou externat? Je vois que la question préoccupe. Plusieurs correspondants inconnus m'ont écrit à ce sujet d'amusantes lettres. L'une d'elles m'est adressée par un «papa» (c'est le substantif dont il la signe), qui veut bien approuver mes récentes observations sur l'éducation des garçons, et qui ajoute:
«... Il faut essayer d'être juste en tout. Si le régime de l'externat présente des avantages nombreux, je lui reconnais quelques inconvénients graves, notamment celui de fournir au régiment d'assez déplorables troupiers. Les hommes de mon âge, élevés pour la plupart au «bahut», quittaient le dortoir pour la chambrée et ne semblaient pas souffrir outre mesure d'un régime qui n'était, en somme, que la continuation de l'internat dont ils avaient l'habitude. Nous passions du lycée au régiment comme on passe d'un lit d'hôtel dans l'autre, sans en ressentir cette impression de dépaysement, d'étouffement, si je puis dire, dont se plaignent aujourd'hui nos fils.