Dimanche dernier a eu lieu, à Anvers, dans le cimetière de l'église Saint-Laurent, l'inauguration d'un monument élevé, comme le porte l'inscription, à la mémoire des officiers, sous-officiers et soldats de l'armée du maréchal Gérard, tombés au siège de la citadelle en novembre 1832.

Parmi les notabilités réunies pour la cérémonie, on remarquait: M. Carteron, consul général de France, et M. Ed. Borniche, le premier, président d'honneur, le second, président effectif de la Société de bienfaisance française, à qui revient l'initiative de cet hommage; M. Gérard, notre ministre à Bruxelles; le général Pinsonnière, commandant le génie à Lille, délégué par notre gouvernement; le gouverneur de la province, le bourgmestre et les échevins de la ville, etc. Dans les discours prononcés, on a rappelé les circonstances où l'intervention de la France assura à la Belgique cette indépendance dont elle vient de célébrer le 75e anniversaire.

L'application d'une circulaire de M. Berteaux, ministre de la Guerre.
--Présentation d'un «bleu» à un «ancien» dans une chambrée de la caserne de Neuilly.

AU RÉGIMENT: LE «BLEU» ET L' «ANCIEN»

Quelques jours avant la récente incorporation de la classe, M. Berteaux, ministre de la Guerre, adressait aux chefs de corps une circulaire dont quelques phrases typiques précisent suffisamment l'objet et l'esprit: «On s'efforcera de rendre aussi faciles que possible au jeune soldat les débuts de la vie militaire...»--«Les chefs de corps et les commandants d'unités s'ingénieront tout d'abord à donner à la réception du nouveau contingent le caractère d'une véritable fête de famille...»--«Le capitaine présentera personnellement les recrues aux anciens soldats et profitera de cette circonstance pour tracer aux uns et aux autres leurs devoirs réciproques...» Les prescriptions dictées à notre ministre civil de la Guerre par une sollicitude paternelle ont été assurément observées, puisque nous pouvons donner la physionomie d'une de ces présentations entre «bleu» et «ancien», scène prise sur le vif dans une caserne de Paris. Quant a leur efficacité, il serait peut-être téméraire d'en juger sans le contrôle préalable de l'expérience. Souvent les circulaires passent tandis que les habitudes restent.

Dr Louis Martin. Dr Behring.
LE CONGRÈS DE LA TUBERCULOSE.--Science allemande et science française. Dans le parc du sanatorium de Montigny: le docteur allemand Behring s'entretenant avec le docteur Louis Martin, collaborateur du docteur Roux et directeur de l'hôpital Pasteur.--Voir l'article, page 242.

L'Université impériale de Tokio: la Faculté de droit et
la Faculté des sciences.