Or la chirurgie moderne reconnaît à cet organe une grande tolérance; non seulement on peut pratiquer des opérations sur le coeur, mais encore celui-ci résiste à de très graves traumatismes.

Les blessures du coeur, dans les tentatives de suicide, donnent une mortalité de 60%, ce qui représente plus d'un tiers de guérisons.

Un chirurgien cite un cas dans lequel il eut à rechercher dans le coeur une balle que s'était tirée une jeune fille. Il n'arriva pas à la trouver, malgré des recherches nombreuses et la palpation énergique du coeur. Or la malade survécut, non seulement à la balle, que la radioscopie révéla comme étant dans l'épaisseur même de l'organe, mais encore aux longs examens du chirurgien, à l'intérieur même du péricarde!

Les plaies du coeur sont graves du fait de l'hémorragie abondante qu'elles provoquent souvent, car alors le sang s'accumule dans le péricarde et la compression finit par provoquer l'arrêt cardiaque; et, quand les vaisseaux nourriciers du muscle sont atteints, la mort survient encore rapidement par le défaut d'irrigation nutritive de l'organe.

Mais, en dehors de ces conditions, on peut espérer la guérison.

Quand la syncope survient sous l'influence du choc traumatique, il suffit de maintenir les fonctions respiratoires et circulatoires par le massage du coeur pour voir se rétablir les fonctions de cet organe, l'effet nerveux inhibiteur ne tardant pas à cesser.

En réalité, cela revient à dire qu'il est possible de revenir d'une mort subite par arrêt du coeur.

La conservation de la pierre et du métal.

Un chimiste hongrois, du nom de Brunn, prétend avoir découvert un liquide chimique qui mettrait certaines substances à l'abri des injures du temps, en même temps qu'il les rendrait antiseptiques. Ses recherches lui auraient été suggérées par un voyage en Grèce, au cours duquel il remarqua que le mortier des édifices en ruine, de plus de deux mille ans, semblait aussi dur et frais que s'il avait été de l'année précédente seulement. Il se procura un morceau de mortier et l'examina, et de cet examen, fait il y a vingt-cinq ans, sont sorties les recherches qui ont abouti à la découverte, à l'invention d'un liquide jaune, nommé zorène, dont on n'indique point la composition, mais qui posséderait toutes les vertus. Ce zorène serait un durcissant incomparable pour la pierre, la brique et le bois. Il empêcherait aussi les matériaux d'absorber l'humidité; il rendrait inoxydables les métaux. En même temps il permettrait de créer des routes ne donnant pas de poussière,--ce qui est une façon de parler. Le zorène associé aux scories fournirait des chaussées presque éternelles et si dures que les véhicules auraient de la peine à les entamer. Si tout cela est vrai, le zorène a une belle place à prendre.

Pour purifier la fumée de tabac.