| M. Loubet et son fils, M. Paul Loubet, dans leur abri à la chasse de Rio-Frio. --Phot, M. de Baena. |
M. Loubet. Alphonse XIII. Le départ en automobile pour Ségovie--Phot. L. Bouet. |
LE PRÉSIDENT DE LA REPUBLIQUE EN ESPAGNE
M. Loubet. Le prince héritier Louis-Philippe S. M. la reine Amélie. Le duc d'Oporto. S. H. le roi Carlos.
Cliché Novaës.
LE VOYAGE DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE EN PORTUGAL.
--Devant le photographe, à Cintra.
L'excursion à Cintra, le samedi 28 octobre, eut surtout le caractère d'une partie de campagne, et là, plus qu'ailleurs, l'étiquette protocolaire se départit de sa rigueur, laissant libre carrière à un aimable enjouement, dont les souverains portugais donnaient l'exemple. C'est ainsi qu'à l'issue du déjeuner au Palais Royal, la reine Amélie organisa une séance de photographie, invitant avec une bonne grâce charmante tous les convives à la suivre devant les objectifs préparés par les opérateurs de L'Illustration. Après le groupe général, elle voulut un groupe plus intime, à l'arrangement duquel elle se fit un plaisir de procéder elle-même. Le président Loubet était placé à sa gauche, le roi à sa droite; derrière eux se tenaient le prince royal et le duc d'Oporto, frère du roi. La pose, excellente, favorisa la réussite des clichés.
LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE EN PORTUGAL.
La galère, tirée par cent rameurs en costume de galérien, conduisant au Léon-Gambetta la famille royale et M. Loubet pour le déjeuner d'adieu à bord du cuirassé français, le 29 octobre.
--Phot. L. Bouet.--Voir l'article, page 304.
LE SALON D'AUTOMNE
On nous a dit: «Pourquoi L'Illustration, qui consacre chaque année aux traditionnels Salons du printemps tout un numéro, affecte-t-elle d'ignorer le jeune Salon d'automne? Vos lecteurs de province et de l'étranger, exilés loin du Grand Palais, seraient heureux d'avoir au moins une idée de ces oeuvres de maîtres peu connus, que les journaux les plus sérieux (le Temps lui-même) leur ont si chaleureusement vantées.»
Nous rendant à ces raisons, nous consacrons ici deux pages à reproduire de notre mieux une douzaine de toiles marquantes du Salon d'automne. Il y manque malheureusement la couleur; mais on pourra du moins juger le dessin et la composition. Si quelques lecteurs s'étonnent de certains de nos choix, qu'ils veuillent bien lire les lignes imprimées sous chaque tableau: ce sont les appréciations des écrivains d'art les plus notables, et nous nous retranchons derrière leur autorité. Nous remarquerons seulement que, si la critique, autrefois, réservait tout son encens aux gloires consacrées et tous ses sarcasmes aux débutants et aux chercheurs, les choses ont vraiment bien changé aujourd'hui.