Ce qui n'empêchera pas sans doute bien des personnes de continuer à y croire.
A propos du rubis reconstitué.
Nous avons reçu la lettre suivante:
Monsieur le directeur,
Dans votre numéro du 28 octobre 1905, à la page 287, je lis l'entrefilet suivant: «Rappelons, à ce propos, que le rubis artificiel, ou rubis reconstitué, «aussi beau que «le vrai», si abondant aujourd'hui chez les joailliers parisiens, est obtenu simplement en fondant de la poussière de rubis naturel. Il n'y a donc aucune comparaison à établir entre cette industrie et le problème de la transformation d'un pain de sucre en rivière de diamant.»
Je ne puis laisser passer, sans protester, la phrase dans laquelle vous dites: «... Le rubis reconstitué... si abondant aujourd'hui chez les joailliers parisiens...»
En effet, le public serait tenté de croire que, contrairement à la réalité des faits, les joailliers parisiens ont dans leur stock une quantité de rubis reconstitués.
C'est le contraire qui existe. Les joailliers parisiens considèrent, à juste raison, le rubis reconstitué, non comme une pierre naturelle, mais comme un simple produit artificiel, dépourvu de toute grande valeur.
Veuillez agréer... etc. Le président de la Chambre syndicale de la bijouterie, joaillerie, orfèvrerie de Paris, Léon Aucoc.