On releva, inanimé, le colonel Guise qu'on transporta dans une pharmacie voisine d'où, par les soins de M. Collignon, secrétaire général de la présidence, il fut conduit au Val-de-Grâce. Là, au premier examen, on constata une fracture du crâne. L'opération du trépan s'imposait: le médecin principal Ferraton et M. Reverchon, médecin-major, y procédèrent. Mais le malheureux colonel ne reprit qu'à peine ses sens, et lundi, après deux jours d'agonie, il succombait.
Le colonel Guise s'était acquis, dans ses fonctions à l'Elysée, beaucoup de cordiales sympathies. 11 était né à Hesdin, dans le Pas-de-Calais, en septembre 1861. C'était un cavalier accompli, que ses qualités de sportsman avaient désigné comme organisateur des chasses présidentielles. Sa mission allait prendre fin avec la retraite de M. Fallières, et il venait d'être promu colonel et affecté au 5e cuirassiers, à Saumur.
LE COMMANDANT HOLBECQ
Le commandant Holbecq.
--Phot. Paul Petit.
La prise de la casbah d'Anflous nous a coûté réellement plus que nous ne le croyions la semaine dernière: 13 tués, dont un officier, et 72 blessés, dont 4 officiers.
L'officier supérieur qui a trouvé la mort en cette rencontre est le chef d'escadron Holbecq, commandant le 1er groupe d'artillerie, au Maroc. Il a été frappé au moment où se dessinait la victoire, sur la crête que nos troupes venaient d'occuper, comme il faisait son rapport aux généraux d'Esperey et Brulard.
Le commandant Holbecq était né le 14 décembre 1864. Il sortait de l'École polytechnique et avait passé par l'École de guerre. Il était chef d'escadron depuis le mois de juin 1910.
Parmi les officiers blessés, on donne les noms du lieutenant Brillat-Savarin, de la 3e batterie coloniale, et du lieutenant Umbdenstock, de la 4e batterie, celui-ci légèrement atteint, disent les dépêches.