Mme Maîtrejean: «Je prends la responsabilité
de ce que j'écris, non de ce qu'on m'écrit.
»

--Faites entrer les témoins! ordonne le président.

Aussitôt, une foule, en cohue, envahit la salle. Il y a là, pêle-mêle, les parents et les amis des victimes et les parents et les amis des meurtriers. Un homme près de moi pâlit et jure en regardant Soudy. Je lui demande: «--Vous le reconnaissez?--Si je le reconnais! Il a tiré sur moi, à Chantilly!» Un autre déclare, à mi-voix: «J'ai été menacé, mais je suis armé!» Et il indique la poche enflée de son veston. L'appel dure interminablement. Enfin, le flot s'écoule peu à peu par la petite porte. Les interrogatoires, maintenant, vont commencer.

--Madame Maîtrejean!


Dieudonné: «Ceux qui sont morts ont peut-être regretté leurs crimes.»

Soudy: «Si j'avais eu une situation adéquate à mon intelligence, je n'aurais pas été un «illégaliste».

M. le Président Couinaud.

Dieudonné: «Un homme sain ne peut faire l'apologie de Bonnot.»