Ainsi, on sait 'qu'à Bagnères-de-Bigorre la foudre est attirée par les gisements de magnétite: les arbres qui surmontent ceux-ci, et qui pourtant ne sont pas sur une crête, sont constamment foudroyés.
D'autre part, non loin du col de Somport, le docteur Pedro Farreras a relevé trois points qui sont particulièrement frappés par la foudre. Or, à chacun de ces trois points, il y a ou bien une source, ou bien un cours d'eau souterrain. En réalité, la foudre est une bonne indication de points d'eau, et si on la voit souvent frapper une même localité, un même groupe d'arbres, c'est que sous le sol il y a de l'eau qui le rend particulièrement conducteur.
Nouvelles observations sur les icebergs.
A la suite de la catastrophe du Titanic, le professeur Barnes fut chargé par le gouvernement canadien d'observer les icebergs qui dérivent devant les côtes du Labrador. On vient de publier les résultats de cette campagne au cours de laquelle ont été faites des constatations curieuses. La fusion de l'iceberg, due à l'élévation de température de la mer, augmente encore légèrement la température des eaux de surface, par suite des deux courants qu'elle détermine: au-dessous de l'iceberg, un courant vertical descendant d'eau refroidie; autour de la montagne de glace, un courant centripète amenant l'eau de mer voisine pour remplacer l'eau du courant précédent.
Dans le voisinage de l'iceberg, l'eau de ce deuxième courant est plus chaude que la mer environnante; l'iceberg provoque donc sa propre destruction, et sa fusion s'opère presque exclusivement par les faces immergées.
Quant à l'action refroidissante propre de l'iceberg, elle est toujours extrêmement faible, et elle cesse de se faire sentir à quelques mètres.
M. Barnes ajoute que la glace des icebergs emprisonne toujours de grandes quantités d'air dissous et d'air libre à l'état de très fines bulles, donnant lien à une effervescence quand on fait fondre cette glace dans l'eau tiède. Cet air libre est quelquefois à une pression suffisante pour expliquer les explosions d'icebergs que l'on observe fréquemment.
Un train actionné par des accumulateurs.
On vient de mettre à l'essai aux États-Unis le premier train de chemin de fer actionné par des batteries d'accumulateurs. Ce train, qui se compose de trois voitures portant chacune quatre moteurs et une batterie d'accumulateurs, est destiné au réseau des chemins de fer de Cuba. Il a circulé entre New-York et Long-Beach, soit sur une distance de 40 kilomètres; le trajet a été accompli en 57 minutes à l'aller et en 53 minutes au retour.
On a consommé environ 2,5 kilowatts par kilomètre. En supposant que le courant revienne à 5 centimes le kilowatt, le transport de 150 voyageurs sur un parcours (aller et retour) de 80 kilomètres revient à une dizaine de francs.