Une canonnade furieuse éclate; mais, leur coup fait, les quatre moucherons ont fui à toute vitesse et ils disparaissent dans la nuit. Ils sont indemnes. Un seul projectile turc a porté, il a traversé la cheminée avant d'un des torpilleurs.

A ce moment, les contre-torpilleurs turcs entrent en scène. Ils accourent au bruit du canon, et font leur signal de reconnaissance, mais l'émoi est tel à bord du Hamidieh qu'on n'en tient aucun compte et un feu terrible accueille les amis après les ennemis. Ce feu, heureusement mal dirigé, ne les atteint pas.

Pendant ce temps, le Hamidieh se remplit par l'avant.

A grand'peine on le remorque jusqu'à la Corne d'Or où on réussit à le faire entrer au bassin. Il faut dire, à la louange des ingénieurs et ouvriers turcs, qu'un mois après les réparations de ses graves avaries étaient terminées et le croiseur reprenait son rang dans la flotte (2).

(2) La coque était réparée, mais le pont cuirassé n'a pas été remis en place.

Il faut noter encore pendant que nous sommes dans la mer Noire l'aide efficace apportée par la flotte turque dans la défense des lignes de Tchataldja dont elle a tenu les deux extrémités.

DANS LA MER EGÉE

Le croiseur cuirassé hellène Georgios-Averof, le seul navire vraiment moderne ayant participé à la guerre navale dans la mer Egée.