Nombre d'ingénieurs ou de constructeurs, la plupart étrangers, ont revendiqué l'invention du procédé.

Or, il paraît établi aujourd'hui, sans conteste possible, que l'honneur de cette invention revient à un ingénieur français qui s'est acquis, dans le domaine de l'industrie électrique, une autorité mondiale.

Dans la séance du 3 février 1913, l'Académie des sciences a, en effet, ouvert un pli cacheté déposé sur son bureau le 16 août 1898, par M. A. Blondel. Sous le titre Perfectionnements à la télégraphie sans fil, l'auteur décrivait le moyen de réaliser la syntonie acoustique, en produisant des étincelles musicales au moyen d'alternateurs à fréquence élevée. Un peu plus tard, dans un document de 1900, publié en 1905, l'éminent ingénieur décrivait complètement le montage d'un poste émetteur musical. Mais l'emploi des étincelles rares était alors général; la routine administrative accueillit les propositions «révolutionnaires» de M. Blondel avec son scepticisme ordinaire.

C'est seulement quelques années plus tard que des Français d'initiative, comme le commandant Ferrie et M. Béthenod, contribuèrent à la réalisation pratique du système imaginé d'abord par M. Blondel, et auquel ils ont apporté de sérieux perfectionnements.

La longueur des racines des plantes.

Dans une conférence sur la conservation de l'humidité dans le sol, un spécialiste américain, M. R. D. Watt, a donné quelques chiffres intéressants sur le développement du système radiculaire des plantes.

Ce développement peut être très considérable, comme on s'en rend compte par l'examen direct qui consiste à extraire une plante, avec précaution, d'un sol meuble de préférence, et à en couper toutes les racines pour les mesurer exactement. Ainsi, un chercheur anglais, ayant mesuré la longueur totale des racines d'un pied d'avoine, a obtenu le chiffre de 136 mètres. Ce chiffre ne comprend pas les poils absorbants qui augmentent de douze fois la surface de la racine qui les porte. Un chercheur américain a fait de même pour quatre pieds de maïs. Or, pour l'ensemble, il a trouvé 1.600 mètre de racines, soit 400 mètres en moyenne pour chaque pied. On voit par là combien la plante est bien organisée pour absorber l'humidité du sol.

MOLIÈRE A BOBINO