Toutes les équipes mériteraient d'ailleurs d'être citées: celle des constructeurs de pont, celle de Grenelle, au foulard rouge, nombreuse, disciplinée et d'une tenue parfaite; les télégraphistes et téléphonistes. Tous vraiment rivalisaient de savoir-faire et d'entrain. Après avoir constaté de tels résultats, on ne peut que souhaiter, pour préparer à notre pays les belles et solides générations dont il a plus que jamais besoin, le plus grand développement à cette oeuvre si intéressante du «scoutisme» français.
Jean Rodes.

L'escadrille aérienne de Biskra à l'étape de Tozeur.
--Phot. prise avant le départ pour Gabès, le 27 février, par M. Digoy.

UN BEAU RAID: BISKRA-GABÈS-TUNIS EN AÉROPLANE

L'itinéraire suivi, de Biskra à Tunis, par l'escadrille aérienne.

L'escadrille militaire de Biskra vient d'accomplir, dans des conditions de régularité remarquables, un raid aérien qui, en prouvant une fois de plus l'audace et l'habileté de nos officiers aviateurs, montre les services qu'ils peuvent rendre à nos corps de troupe africains.

Quatre biplans, montés par les lieutenants Reimbert, Cheutin, Jolain, et par le maréchal des logis Hurard, s'envolaient de Biskra le 26 février et se dirigeaient vers le Sud-Est passant au-dessus de la région des Chotts. Arrêtés par le mauvais temps à Zeribet el Oued, ils arrivaient cependant le même jour à Tozeur. Le lendemain, ils atterrissaient à Gabès, devant le général Pistor, commandant la division d'occupation et ministre de la Guerre du gouvernement tunisien, et le général Fournier, en tournée d'inspection; après quelques heures de repos, ils repartaient dans la direction de Tunis et couchaient à Sfax.

A Gabès: les quatre aviateurs, leurs mécaniciens et
quelques officiers de la garnison devant les avions
disposés pour le départ.