2° Un système d'ancrage assez compliqué qui maintient la torpille entre deux eaux, à une profondeur exactement déterminée, tout en la fixant au fond de façon définitive par l'intermédiaire d'un cordage. On conçoit que ces engins mouillés en ligne, à des intervalles assez rapprochés, à l'entrée des rades, ou en travers des passes qui y conduisent, en interdiront l'accès aux forces navales qui essaieraient d'y pénétrer, à moins que ces forces ne soient précédées de navires de petites dimensions et munis d'un matériel qui leur permettra de déblayer le chemin en draguant les mines et en les faisant exploser.

Pour effectuer ces opérations de mouillage, et aussi de dragage, des mines sous-marines, on a été conduit dans toutes les marines à construire des bâtiments spécialement étudiés, et outillés.

La marine française ne possédait jusqu'à présent pour ce genre de service, que des contre-torpilleurs et deux petits croiseurs installés à faux frais et ne convenant par conséquent qu'à moitié au métier qu'on leur demandait. En réalité, nous manquions de ce matériel reconnu nécessaire. Cette lacune va être comblée. Le Cerbère, actuellement en achèvement à Cherbourg, et le Pluton, construit aux Chantiers Normand du Havre et mis à l'eau le 10 mars, sont deux navires de 600 tonnes dont les plans sont dus à l'ingénieur en chef des constructions navales Ferrand. On leur a donné des formes de chalutiers afin de tromper par leur apparence la surveillance de l'ennemi. Ils marcheront 20 noeuds et porteront chacun un approvisionnement de 120 torpilles, placées sur des rails longitudinaux, comme le montre notre dessin.

Si ce type de mouilleurs de mines donne satisfaction, il sera reproduit au nombre d'exemplaires nécessaire pour assurer dans nos escadres du Nord et du Midi ce service si important.

L'aviateur Perreyon au moment de son départ pour le record de l'altitude.

UN AVIATEUR A 6.000 MÈTRES

Le record de l'altitude, porté à 5.600 mètres par Garros, au mois de décembre dernier, vient d'être battu par l'aviateur Edmond Perreyon qui, parti de l'aérodrome de Buc, s'est élevé, en moins d'une heure, à 6.000 mètres.

Assez peu connu du grand public, l'auteur de cette prouesse est considéré, dans les milieux sportifs, comme un de nos plus brillants pilotes aériens. Chef pilote de l'école Blériot, chargé d'essayer les appareils et d'en diriger la mise au point, il montre, presque chaque jour, autant d'audace et de maîtrise que les plus réputés parmi les aviateurs.

UN ATTELAGE DE POLICEMEN