M. Muntz, membre de l'Académie des sciences, a étudié ce phénomène avec une précision toute scientifique, en observant un champ de luzerne, à Meudon, au cours des étés 1910, 1911, 1912. Deux de ces étés, 1910 et 1912, ont été d'une extrême humidité; celui de 1911 a été marqué par une sécheresse exceptionnelle.
L'accroissement, par jour et par mètre carré, de matière végétale sèche a varié dans les proportions suivantes: sur la partie du champ abandonnée aux caprices atmosphériques:
1910............ 5 gr. 24
1911............ 1 gr. 24
1912............ 3 gr. 12
Une autre partie de la culture fut arrosée régulièrement à raison de 40 litres d'eau par jour et par mètre carré. On relève les accroissements sensiblement différents des premiers:
1910............ 10 gr. 56
1911............ 7 gr.
1912............ 9 gr. 42
Dans les deux cas, c'est donc l'année 1911, la plus ensoleillée, qui a produit la plus faible récolte.
Les forces navales helléniques.
Un récent article sur les opérations navales dans la guerre des Balkans, paru dans notre numéro du 22 février, établissait le compte des navires de la flotte hellénique et faisait figurer dans cette énumération huit contre-torpilleurs de construction récente.
Un de nos lecteurs d'Alexandrie, le docteur A. Londo-Leondopoulo, qui appartient à une famille largement représentée tant dans la marine que dans l'armée grecques, nous fait observer que ces unités sont actuellement au nombre de 14, dont 4 de 1.000 tonnes et 4 de 300 tonnes construites en Angleterre, et 2 de 600 tonnes et 4 de 300 tonnes construites en Allemagne. A ces forces, on peut ajouter le Nicopolis, l'ancien Attalia turc, coulé par son équipage à Preveza, depuis renfloué et remis en service actif.