Jusqu'ici, les chefs de postes diplomatiques ou consulaires n'étaient guidés par aucune règle précise; ils choisissaient un modèle à leur convenance et la fantaisie individuelle variait les armoiries extérieures de nos légations et de nos consulats; le résultat était tantôt heureux, tantôt contestable.
Les nouvelles armoiries diplomatiques
françaises.
D'après une composition de Chaplain.
Un type officiel et uniforme vient d'être choisi pour les écussons qui servent d'insigne national à nos postes de l'étranger. Ce type a été exécuté d'après le modèle figurant sur les gardes d'épée et les boutons d'uniforme diplomatique: le dessin avait été composé, il y a une dizaine d'années, par le maître graveur Chaplain, membre de l'Institut. L'éminent artiste, à défaut de disposition visant les emblèmes nationaux en dehors du décret du 25 septembre 1870 qui ne réglemente que le type et la légende du sceau de l'État, privé des ressources décoratives et héraldiques dont dispose une monarchie, avait adopté un symbole sobre et de bon goût, figurant le régime politique français.
La composition de Chaplain représente un faisceau de licteurs surmonté d'une hache et recouvert d'un bouclier, sur lequel sont gravées les initiales R. P.; une couronne de feuillage entoure le motif.
L'exécution des écussons a été confiée à la maison Devambez, et les matrices viennent d'être gravées. Dorénavant, l'emblème officiel du gouvernement de la République sera uniformément fixé au fronton de tous nos édifices diplomatiques et consulaires.
L'ASSASSINAT DU ROI DE GRÈCE
La mort du roi Georges Ier de Grèce, frappé stupidement cette semaine, à Salonique, par la balle d'un fou, a provoqué une sorte de stupeur en Europe où cette nouvelle victime du «métier de roi» avait la haute estime des gouvernements et la sympathie des peuples.
Le roi de Grèce, Georges Ier, assassiné
à Salonique le 18 mars.
--Phot. Boissonnas et Taponier.