Gabès et son oasis, vus à 1.200 mètres d'altitude (au fond, la ligne du rivage et la mer).
Au départ de Gabès: la ville et le champ de manoeuvres d'où partent les aéroplanes.
EN AÉROPLANE AU-DESSUS DE LA TUNISIE: LE RAID DE L'ESCADRILLE DE BISKRA
Nous avons signalé, dans notre numéro du 8 mars dernier, le beau raid accompli par les aviateurs militaires du centre de Biskra, en publiant des photographies prises aux étapes de Tozeur et de Gabès. Voici aujourd'hui quelques curieuses images des mêmes endroits, vus du haut d'un des aéroplanes de l'escadrille, l'appareil Farman du lieutenant Reimbert, qu'accompagnait le caporal Dewoitine, auteur de ces clichés: les villes, avec leurs oasis qui les entourent de verdure sombre, et l'immense étendue du désert, y apparaissent sous des aspects que l'objectif n'avait point encore enregistrés jusqu'à présent.
Salle à manger, par Jallot. (Peinture décorative de Waldraff;
chemin de table de Clément Mère; céramiques de Massoul et Luce.)
LE MOBILIER MODERNE AU PAVILLON DE MARSAN
A plusieurs reprises déjà, depuis quelques années, les Parisiens ont été conviés à juger, dans les Salons de peinture et dans les expositions spéciales, les oeuvres des artistes du mobilier qui travaillent, en des sens différents, à donner un style décoratif nouveau à notre temps. Au dernier Salon d'Automne, leur effort s'était affirmé considérable et divers. En ce moment même, il se manifeste, avec peut-être moins d'ampleur, mais plus de mesure, au pavillon de Marsan, par l'exposition de quelques ouvrages, que leur présence au Louvre recommande, si l'on peut dire officiellement, à l'examen. L'occasion était favorable de montrer comment se développe cette renaissance décorative française que proclament les gens avertis et qui, depuis quelques saisons, paraît donner des produits de qualité. Pour permettre de les apprécier, la photographie en couleurs était nécessaire: elle rend ce qui, dans les ameublements soumis à notre goût, est essentiel, les tons variés des étoffes et des bois.
La couleur frappe, en effet, dès l'abord, au premier regard jeté sur ces petites pièces disposées en des compartiments séparés, comme en des décors de théâtre. Elles semblent avant tout composées pour le divertissement des yeux.