Sur Bizani: canon Krupp de 9 cent., démoli par
un obus grec et projeté dans le ravin, en
arrière de la batterie.--Phot. J. Leune.
Tous les officiers turcs que nous avons vus s'accordent à reconnaître l'extraordinaire valeur combative, qu'ils ne soupçonnaient nullement, de l'armée hellène. Ils admirent sans réserve le plan du Diadoque, dont l'exécution a amené la chute de la ville.
«La Grèce, disent-ils tous, a trouvé en son futur roi un véritable général, comme elle a trouvé en Venizelos un des plus grands hommes d'État de l'époque moderne. Ah! si nous avions un Venizelos, nous aussi!»
Puis, comme nous parlions de la guerre balkanique en général, ils nous ont dit:
«Notre adversaire le plus redoutable dans cette guerre n'a pas été, quoi qu'on en ait dit, la Bulgarie: ce fut la Grèce, dont l'armée nous a pris Salonique et vient de nous prendre Janina, dont la flotte nous a pris les îles de l'Egée et nous a surtout empêchés de transporter vers Tchataldja les 250.000 hommes que nous avons en Asie Mineure, et que le manque de routes et de chemins de fer immobilise autour de Smyrne ou en Syrie. Ah! la flotte grecque! quel rôle elle aura joué dans cette guerre! Mais, sans elle, il y a longtemps que nous serions à Sofia!...»
Jean Leune.
Au départ de Tozeur: deux des quatre aéroplanes de l'escadrille n'ont pas encore quitté le sol.
La ville de Tozeur, telle qu'elle apparaît à une hauteur de 300 mètres.