Andrinople et ses forts, tombés le 25 mars aux mains des
troupes assiégeantes bulgares et serbes.

La façade et les deux pignons du bâtiment principal du Collège d'athlètes de Reims.

Plan du rez-de-chaussée. Plan du 1er étage.

LE COLLÈGE D'ATHLÈTES DE REIMS

Au lendemain des Jeux Olympiques qui se disputèrent à Stockholm en juillet dernier, à la suite des défaites nombreuses que subirent nos athlètes français dans la plupart des concours, une campagne de presse assez active fut menée afin que l'on préparât la revanche de Stockholm pour la prochaine Olympiade de Berlin en 1916.

De ce mouvement est né le projet de créer des «collèges d'athlètes». L'appellation était heureuse; l'idée venait à son heure; un comité fut constitué, et, en octobre dernier, publia un retentissant manifeste.

Celui-ci signalait les ravages de l'alcoolisme et de la tuberculose qui atteignent la force française dans ses sources vives. Le meilleur moyen de combattre ces fléaux, c'était de généraliser le goût et la pratique des exercices physiques, d'appeler aux joies du sport toute la jeunesse de la ville ou de la campagne, de préparer des instructeurs, de former des éducateurs pour la culture physique.

En même temps, le Collège d'athlètes devait perfectionner les champions déjà révélés, parfaire leur condition, les préparer en temps opportun à aller dans trois ans, sur les bords de la Sprée, essayer si possible de faire triompher les couleurs françaises.